SEO : liens et popularité, 2 notions bien différentes à séparer
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Emmanuel Macron, une marque à lui tout seul

SEO : liens et popularité, deux notions qu’il faudra séparer dès 2017 !

J’aurai pu sobrement intituler l’article « Le SEO va mourir », mais cela n’aurait été que partiellement vrai. En revanche, les SEO « Netlinkeur » old school quant à eux risque fort de payer un très lourd tribu dans les semaines et les mois qui viennent tant l’apport de popularité amené par les liens (backlinks) sont dans le viseur de Google ces derniers jours, et cela devrait durer…C’est pourquoi, dès aujourd’hui, vous allez devoir séparer la notion de liens et celle de popularité pour le bien de votre futur visibilité !

Si vous lisez cet article, c’est que vous devez être un adepte du référencement web ou en connaître les quelques bases et ce fameux triptyque (technique, contenu et popularité). Derrière ces termes se cachent en réalité « architecture et performances de site », « hiérarchisation, maillage et qualité [en terme de réponse aux questions d’internaute] du contenu » et « apport de liens externes ». C’est bien sur ce dernier point que j’aimerais m’intéresser tout particulièrement, car si la popularité d’un site a depuis toujours été corrélé à son nombre/qualité de liens, en 2017, tout pourrait changer, si ce n’est pas déjà fait !

 

Google tue déjà les SERPs avec les Featured Snippet, il va bientôt tuer le pouvoir des liens

 

Cela ne vous a pas échappé, depuis plusieurs mois, des millions de requêtes françaises (et depuis beaucoup plus longtemps aux USA) bénéficient d’une answer box spécifique mettant en avant au mieux le contenu d’un site internet, au pire directement une réponse (météo, football, élections, résultats de loteries, automobile,…). Si les agences SEO de tout bord ne s’épanche pas trop sur le sujet au risque de faire peur à leurs clients, la réalité est pourtant là, la visibilité dans les SERPs a été divisé par au moins 10 en quelques années, et rien n’est dit que la tendance va s’arrêter…

Pour ce qui est des liens, la même chose est en passe d’arriver et il faut dès maintenant vous y préparer, après la nouvelle mise en garde de Google concernant le GuestBlogging, une chose est sûr, ça va faire mal dans les mois qui viennent…Lorsque je vois fleurir des offres d’achat de liens en tout genre au Printemps 2017, je me dis qu’on vient après la bataille et que le résultat de la guerre sera sanglant. 

Baser son acquisition de liens sur des plateformes d’achats en 2017, c’est comme avoir voulu utiliser LFE ou XRumer en 2012, c’est reculer pour mieux sauter…

 

Google combat le lien bas de gamme, concentrez-vous donc uniquement sur du haut de gamme

 

Non, je n’annoncerais pas aujourd’hui la fin de la prise en compte des liens dans l’algorithme de Google.

Oui, la nouvelle annonce concernant les prochaines pénalités liées aux liens achetés sur des supports merdiques prouve une nouvelle fois que le linking joue un rôle essentiel dans la visibilité de votre site.

Mais bon sang, plus que jamais, concentrez vos efforts sur des liens rare et haut de gamme, sinon, préparez les mouchoirs et comptez sur moi pour ne pas vous plaindre de mordre la poussière.

Comme j’aime pas trop trop radoter, j’ai dressé une liste des conseils -où je te tutoies- que je pouvais vous donner aujourd’hui, avec pour terminer une petite dédicace à Kevin Jourdan du site KJourdan.com qui a bien compris l’intérêt des liens rares.

 

  • Oublie les liens faciles…Si tout le monde peut avoir ton lien et qu’en plus il n’est pas thématisé, mieux vaut ne jamais l’avoir plutôt qu’il te colle aux fesses pendant plusieurs années.

 

  • Concentre toi d’abord sur ton site, les performances de celui-ci et bien entendu le contenu pertinent et a forte valeur ajoutée que tu peux lui coller.

 

  • Une fois que ton site tient la route et que tu commences à clairement bien maîtriser ton sujet, demande toi ce que d’autres personnes (presses, blogueurs, influenceurs de tout poil) pourraient bien trouver d’intéressant au sortir d’une étude ou autre.

 

  • Ca y est, tu es prêt ? Tu as un sondage, un contenu chouette qui sera partagé car intéressant pour les sites externes/audiences que tu auras au préalable ciblée ? C’est le moment de prendre toute ta gentillesse, tes bijoux de famille et parfois ton téléphone et laisse toi porté par le cercle vertueux de la Passion de ton contenu, l’Amour d’informations des journalistes et enfin la courbe de tes liens que tu n’aurais jamais obtenu, même moyennant un bon gros billet…

 

  • Tu sais quoi en plus ? Bah c’est gratuit de faire tout ça, ou au pire ça te coûtera un petit abonnement Infogr.am ou autre outil de génération d’infographies si tu n’as pas un amour d’associé sous le coude.

 

A lire : « Comment une opération Outreach à générer l’équivalent de 10’000€ de liens sans en acheter un seul » (Kevin ne comptabilise pas la valeur des relations créées, de la rareté des liens, des retours sociaux qui sont périphériques) à ce type d’OP.

Bon, okay (coucou Paul), maintenant vous avez j’espère compris le délire car vos liens foireux créer dans l’espoir de mieux ranker, ça va vous mener dans le mur un jour ou l’autre, c’est AUTOMATIQUE…

Alors soit c’est assumé et tu es un petit coquin qui aime repartir de zéro pour de nouvelles aventures de temps à autres, why not ! Soit tu es comme moi et tu passes tellement de temps sur tes projets que la simple idée qu’il puisse se prendre une pénalité t’emmènerais à la dépression. Si tel est le cas, bouge-toi merde, avec la transformation digitale de l’ensemble des organismes (institutionnels, grosses marques, presses), il n’a JAMAIS ÉTÉ AUSSI FACILE d’avoir des énormes liens…

 

Le lien, ça fonctionne encore, mais Google n’en aura bientôt plus besoin pour calculer la popularité d’un site

 

Bon, c’est bien beau tout ça mais regardons un peu vers l’avenir…Soyons honnête, entre le script Analytics, les connexions à la Search Console, la facilité de récupérer des données des réseaux sociaux et le navigateur Google Chrome, notre moteur de recherche préféré pourrait d’ores et déjà se passer des notions de liens qui encombre radicalement la pertinence de ses résultats.

Que l’on ne me mette pas sous le nez le cas de Yandex qui s’était essayé à réaliser un algorithme sans la prise en compte des liens…AMHA, il ne me semble pas que la puissance de ce cher Yandex très Russo-Russe soit à comparer avec Google.

C’est pourquoi dès aujourd’hui vous allez devoir complètement revoir votre notion de la popularité et arrêter de la corréler de façon binaire à l’apport de liens.

Je suis bien placé pour le savoir, nos quelques achats de liens sur de TRÈS GROS SITE placés dans les fins fond de leur ligne éditoriale n’apportent AUCUNE POPULARITÉ RÉELLE ! En revanche, les centaines de liens et infographies partagées des centaines de fois sur les réseaux sociaux des Presses Régionales Quotidiennes eux apportent une véritable visibilité à notre site/portail de jeux, Tirage-Gagnant.com pour ne pas le nommer.

Comme je l’ai fais plus haut, je vous laisse donc avec une autre liste de conseils (très convenu) qui vous aideront à acquérir de la popularité efficiente plutôt que des liens qui ne serviront à rien d’autres qu’à faire plaisir à votre client, inapte à comprendre que vous lui placez une boule au pied un peu plus lourde à chaque « rapport de référencement »…

 

  • Arrêtez les EMD (Exact Match Domain), par pitié, monter un site avec un nom unique qui pourrait, par chance, devenir une référence ou une marque dans son domaine.

 

  • Ne vomissez pas les relais en presse écrites, les radios, le bouche à oreille dans votre ville ou les flyers à votre boulangerie, ça c’est de la visibilité concrète et une potentielle popularité directe.

 

  • N’utilisez plus les outils comme Ahrefs ou Majestic SEO pour tracer vos concurrents ou vous faire mousser avec vos liens, mais uniquement pour vous prémunir des éventuels salauds qui souhaiteraient entacher votre travail propre avec une attaque de NSEO mal placée.

 

  • Ne vous revendiquez plus SEO, mais communiquant, vous verrez, le changement sera frappant et les résultats également !

Sur ce, salut !

Nicolas Robineau En bref

Dans le monde du SEO depuis 2008, j'ai été référenceur web en agence de 2009 à mai 2012 avant de me lancer en autoentreprise jusqu'en août 2015 où nous avons créer la SARL Studioclick avec mon associé et ami Simon Richomme.

Les commentaires
  • On voit bien maintenant que beaucoup de contenu vaut mieux qu’un lien. On se retrouve donc maintenant avec des sites mastondontes de contenu absurde du style articles de 300-400 mots , genre « quelle est la meilleure taille de tournevis cruciforme », ou « comment grater son oeil droit avec sa main gauche »… Mais bon, Google aime ça, alors on en fait.. Jusqu’a la prochaine claque du Dieu Google qui dira que ce n’est pas bien… Chaque ère voit sa méthode SEO…. spams, liens, contenu, quel sera le prochain « eldorado du spam » ?

    31 mai 2017 at 14 h 14 min
  • Hello ! Bon t’est encore plus catégorique que moi sur le sujet 😀 ! Je pense aussi que les liens pèseront moins, je ne dirais pas qu’ils ne serviront à rien car ça restera un signal de « vote » parmi d’autres. Cependant leurs poids risquent effectivement de fortement baisser au profit d’autres signaux comme ceux renvoyés par l’utilisateur (rétention, pogosticking, actus mises à jour…). Par contre un petit bémol sur les liens « cliqués » ou liens d’autorité pertinents (liens pros par exemple) qui pourront renforcer la pertinence du site en question. Ce qui est sûr c’est que désormais il faut voir le site comme une vue d’ensemble dans lequel le SEO s’inscrit et non un projet seo-dépendant.

    8 juin 2017 at 10 h 18 min
  • Cet article « le seo est mort » a au moins une qualité. Le titre n’est pas putaclic.
    Pour le sujet et son originalité…

    Sur la remarque de google concernant les blogposts, il semblerait que ça ciblait spécifiquement expedia pour sa stratégie de cp lowcost, mais de là à en déduire que google est prêt à détecter une majorité des liens non naturels…

    Concernant les « moyens accessoires » de GG pour calculer la popularité:
    – exit chrome comme source majeure d’infos, c’est comme alexa, tout le monde n’utilise pas chrome, et google n’aime pas les données qui oublient certains segments de public. Il ne peut pas se permettre d’ignorer ce que veulent les audience des vieux qui utilisent IE ou Edge, ni des mozinautes fidéles ou des apple addict sous safari (sans parler des geeks sous opera, etc). Il faut qu’un score recouvre tous les publics pour qu’il puisse l’utiliser sinon il risque un biais.
    – exit du coup la search console, tout le monde n’y est pas déclaré, et surtout, je ne vois pas quelles infos d’usage google pourrait utiliser dans son algo, donc ce que ça vient faire dans l’histoire.
    – exit les réseaux sociaux (à part g+ et youtube, mais c’est limité), car là encore, google n’a que des données partielles sur ses concurrents.
    – exit analytics, pour la même raison, et surtout, parceque >juridiquement< google s'est engagé à ne pas le faire dans ses TOS. Quand ça sortira de ses TOS, on pourra utiliser la mort de ce canary watch pour affirmer que google utilise les données GA dans son algo. En attendant, trop risqué juridiquement.
    Alors OK, il y a surement d'autres critères en préparation (notament concernant le flicage de l’interaction avec les serps ou les dispositifs vocaux), mais c'est pas demain la veille que ça prendra le pas sur les liens…

    Ceci dit, je suis d'accord sur les conseils qui sont donnés: il vaut mieux être qualitatif et parcimonieux, mais c'est pour une question d'efficacité (ROI des liens) et de minimisation de la prise de risque, pas parceque "le lien, c'est mort".

    @patrice "On voit bien maintenant que beaucoup de contenu vaut mieux qu’un lien."
    LOL

    8 juin 2017 at 10 h 51 min
  • Bonjour Nicolas,
    Je te remercie pour cet excellent article. C’est un plaisir de le lire.
    C’est la première fois que je rencontre cet avis-là quant au futur du SEO. Mais on dirait bien que le netlinking deviendra une stratégie de mois en moins efficace au cours du temps. Il faudra mériter sa popularité, mériter ses liens avec par exemple du contenu de qualité qui attire l’attention des internautes et crée du buzz. L’algorithme de Google changera et du coup, améliorer son référencement ne pourra plus se résumer qu’à des liens.
    Bref, le SEO évolue et continuera à changer dans l’avenir, et on devra s’y adapter le plus rapidement possible.
    Encore merci et bonne continuation !

    3 novembre 2017 at 21 h 12 min
  • D’un coté vous encouragez aux liens en disant qu’il faut « porter ses couilles… ect » en passant des coups de téléphone, et de l’autre vous dites que les liens auront un moindre poids, et à la place il faut etre populaire sur les réseaux sociaux -c’est très aléatoire- et contacter France 3 régional qui vous fera par chance des liens en nofollow?
    Que les réseaux sociaux soient l’unique critère qui remplace le netlinking, me paraitrait étrange, mais je tiens a ajouter une chose : je vends des éclairages décoratifs, lors de la création de la société j’ai acheté un fichier d’adresse de très haute qualité de tous les journalistes de France, qui ont tous été contacté (ceux qui sont dans le domaine de la décoration). Il y en a un sur 1000 qui répond, et quand ils répondent c’est aussi et surtout pour vous proposer un kit média avec brochure tarifaire! Ils ont été contactés par email ET par téléphone. La je vous parle de vécu de la part d’une personne hypermotivée avec un produit intéressant et novateur. Donc… Je suis toujours ouvert aux solutions autres que le netlinking car clairement ce sera dévalué et c’est cher, mais ce que vous proposez en échange je l’ai fait, et ca ne marche pas. Mais qui sait je l’ai peut etre mal fait, je reste ouvert a toutes propositions.

    11 novembre 2017 at 10 h 01 min
  • Ouais donc clairement tu dis qu’il faut optimiser son site mais que tout le offsite il faut faire de la pub dans le monde « réel » avec des flyers et le bouche à oreille (wouhouu on va aller loin avec ça !) et du linkbaiting. Bon… Good luck à tous les netlinkeurs, votre job est mort (ou pas selon moi en tout cas).

    19 janvier 2018 at 23 h 03 min

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